Après la guerre, l'exil ou des violences : se faire soigner pour un psychotraumatisme
À quoi ça sert
Après un événement très violent (guerre, torture, agression, parcours d'exil), certaines personnes revivent la scène, font des cauchemars, sursautent au moindre bruit ou évitent tout ce qui leur rappelle l'événement. C'est peut-être un trouble de stress post-traumatique (TSPT). Ce n'est pas une faiblesse, et des soins existent en France.
Points d'attention
- À savoir : Le Cn2r propose des fiches sur le stress post-traumatique en plusieurs langues, dont l'anglais, l'arabe, le dari, le pachto, le swahili, le bengali, le géorgien, l'albanais et le tchétchène.
- Attention : Méfiez-vous des personnes qui promettent une guérison rapide sans être professionnels de santé. Demandez toujours le numéro RPPS.
Étapes à suivre
Étape 1 : En crise ou idées suicidaires : appelez maintenant
Si vous pensez à mettre fin à vos jours, appelez le 3114 (gratuit, 24h/24). En danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.
Étape 2 : Reconnaissez les signes
Quatre types de signes, qui durent plus d'un mois et gênent la vie : revivre l'événement (cauchemars, flashbacks), éviter ce qui le rappelle, être toujours sur ses gardes, ressentir peur, colère, honte ou culpabilité. Ils peuvent aussi apparaître des mois ou des années plus tard.
Étape 3 : Parlez-en d'abord à un médecin généraliste
Le Centre national de ressources et de résilience (Cn2r), structure publique, conseille de voir d'abord un médecin généraliste. Il peut vous orienter vers un professionnel formé au psychotraumatisme.
Étape 4 : Contactez le centre régional du psychotraumatisme (CRP)
Les CRP sont des centres de consultation rattachés à des hôpitaux, pour les enfants et les adultes. Certains vous reçoivent directement, d'autres demandent un courrier du médecin. Trouvez le vôtre sur la carte du Cn2r.
Étape 5 : Explorez les autres lieux de soins
Vous pouvez aussi consulter dans un centre médico-psychologique (CMP, centre public de santé mentale), à l'hôpital, en libéral ou dans une association. Avec Mon soutien psy, 12 séances de psychologue par an peuvent être remboursées.
Étape 6 : Choisissez un professionnel sérieux
Vérifiez que le thérapeute est un professionnel de santé avec un numéro RPPS (identifiant officiel) et qu'il est formé à la thérapie qu'il propose. Parlez du coût et du nombre de séances dès le début.
Liens officiels
- Cn2r — carte des centres régionaux du psychotraumatisme (ouvre une nouvelle fenêtre)
- Cn2r — migrations et traumatismes (fiches en plusieurs langues) (ouvre une nouvelle fenêtre)
- Cn2r — chercher une aide psychologique (ouvre une nouvelle fenêtre)
- 3114 — prévention du suicide (ouvre une nouvelle fenêtre)
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